19 mai 2007
All things ? Nothing...
Voilà, ça y est, c'est fait, j'ai enfin fini ma première fic Xfiles... J'en ai 4 ou 5 de commencées encore mais je n'avais pas encore réussi à en finir une... Voilà c'est fait. Petite fic que j'ai voulu un peu spéciale en fait, écrite d'une traite, sur le vif comme ça, histoire de ne pas laisser s'en aller l'idée et de la laisser aussi en plan comme toutes les autres... Vous y trouverez mon point de vue sur l'épisode Existences, qui semble un passage obligé pour tout shipper qui se respecte... Et je vous préviens, je le revendique haut et fort, je suis shipper -je précise parce que certains pourraient douter en lisant les premières lignes...
Je ne vais pas en dire plus, c'est inutile, tout ce que je pourrais préciser n'aurait aucun sens si vous n'avez pas lu la fic... Je vous souhaite une bonne lecture et, soyez indulgents... Comme je l'ai dit c'est ma première fic sur la série, et j'avoue qu'en plus elle n'a rien de littéraire, je l'ai vraiment faite pour le plaisir.
Merci.
Cette fic c'est pour mes deux petits Anges qui m'ont rendue accro à cette série et qui ont toujours étaient mes premiers fans, qui m'ont toujours encouragé dans mes écrits, pour ma petite Plume aussi qui m'a tant appris sur le plaisir d'écrire et à quoi je dois en partie de m'être lancé dans cette fic. Et puis je fais un petit clin d'oeil à tous les shippers, qui ne peuvent pas ne pas aimer d'Existences, et en particulier à tous ceux qui ont pu écrire sur cet épisode... Merci.
Mai 2007 :
All things ? Nothing…
‘Chers téléspectateurs, chères téléspectatrices,
Il me faut avant toute chose vous remercier pour toute la passion avec laquelle vous suivez nos enquêtes. Votre soutien nous apporte beaucoup et je suis personnellement très touchée de l’attention que vous nous portez. Rien n’est plus important dans notre métier que la reconnaissance.
Cependant, il est aussi de mon devoir de vous signaler quand un problème se présente. Et je pense que vous me connaissez assez bien maintenant pour savoir que j’ai horreur des théories parfois à la limite de la folie, inventées sans preuves concrètes et qui ne s’appuient sur aucun raisonnement purement scientifique. J’ai malheureusement constaté que cette manie n’était pas seulement une originalité de mon partenaire, mais qu’elle s’était aussi répandue de manière inquiétante parmi vous. J’ai cru pendant un moment que ce n’était qu’une période d’égarement, que vous reviendrez vite à la raison. Pourtant le phénomène ne s’est pas arrêté. - loin de là, il semble même amplifier avec le temps. Il faut que tout ceci s’arrête.
C’est pourquoi j’ai décidé aujourd’hui de vous dire la vérité. ‘I swear to tell the truth, all the truth, nothing but the truth’. Peut-être mes révélations vont-elles vous bouleverser, peut-être ne voudrez-vous pas me croire. Je vous demande pourtant de me faire confiance comme vous m’avez fait confiance pendant toutes ces années.
Je suis au regret de vous annoncer que, contrairement à tout ce que vous avez pu croire, à tout ce qu’on a pu vous dire ou vous montrer, il ne s’est strictement rien passé entre Mulder et moi dans Existences.
Je sais que c’est dur à accepter pour vous et que cela peut vous sembler plus irréel que tout ce qu’on a pu vous faire découvrir jusqu’ici, mais tout ce que je vous ai dit est vrai. Nos relations ce soir-là n’ont en aucune façon différé de celles purement amicales qui nous lient ordinairement. Il n’y a aucun mystère. Tout est resté dans la trivialité la plus banale qui soit.
Je suis désolée de vous l’avoir annoncé ainsi. C’était nécessaire pour le bien de tous. C’est une grande déception pour beaucoup d’entre vous, mais je sais que vous arriverez à surmonter cette nouvelle.
Je vous prie d’accepter ma sincère compassion,
D.S.’
Quelques heures plus tard
Il arriva en trombe dans la pièce, apparemment bouleversé par une quelconque nouvelle. Dans l’une de ses mains, il tenait une feuille manuscrite -à n’en pas douter, la cause de son désarroi.
-Scully, mais qu’est-ce que tu as ?
-Pardon ?
-Qu’est-ce qui t’as pris ? Pourquoi… pourquoi tu as écris une chose pareille ?
-Je… Tu as fouillé dans mes affaires !?!
-Euh… non… je cherchais un taille-crayon et…
-Dans une enveloppe ?
-Non mais… elle était là et…
-Et donc tu as fouillé dans mes affaires !
-Mais non je… Enfin là n’est pas la question ! Tu as vu ce que tu leur écris ?
-Oui.
-Mais tu leur mens !
-Oui.
-Je ne comprends pas. Pourquoi ? Où est passé ton sens de l’honnêteté, ton sens de l’éthique ?
-Mulder, j’en ai marre. Depuis que Gillian a insisté pour montrer cette scène, ma vie est devenue un enfer ! Est-ce que tu sais le nombre de gens qui ont pu s’inventer cette nuit -et encore, si ce n’était que ça- le nombre de gens qui ont pu l’écrire et la diffuser sur le net ? Y’en a même qui m’accostent dans la rue pour me demander des détails ! Je ne supporte plus d’être ainsi harcelée, de voir notre intimité débattue, étalée au grand jour, publiée à grand tirage !
-De là à raconter de telles bêtises… Ils ne te croiront jamais en plus !
-Et pourquoi pas ? Ce ne sera pas la première fois q’ils goberont une énormité… Ils te croient bien quand tu leur dis que les extra-terrestres existent !
-Là ce n’est pas pareil… Comment tu leur expliques le bébé ? Il n’est pas arrivé tout seul quand même ! Et comme l’unique homme que tu as connu depuis tout ce temps, à part moi, était cinglé…
-Les extra-terrestres !
-Ton enlèvement date de cinq ans ! Ils sont stupides d’accord, mais pas débiles !
-Et je fais comment alors moi ? Je me laisse encore humiliée pendant longtemps ?
-Je ne sais pas... Tu pourrais leur dire la vérité ?
-La vérité ?
-Oui… Leur raconter comment ça s’est passé. Ils auront enfin leur version officielle, ils s’en régaleront et seront trop heureux pour en inventer une énième version.
-Tu es malade ! Tu veux que j’arrête l’étalage de notre vie privée en leur offrant sur un plateau ?!
-Il faut parfois combattre le mal par le mal !
-Et je leur dis quoi ? Je te préviens, je ne compte pas publier dans un de tes magazines peu recommandables !
-Dommage…
-Mulder !!
-Excuse-moi… Et bien, je ne sais pas moi, tu n’as qu’à leur dire… combien tu étais proche…
-Combien tu t’es approché…
-Comment tu as pris ma main…
-Comment tu l’as posée sur moi…
-Comment tu m’as embrassé…
-Comment tu m’as embrassée…
-Oui, enfin voilà quoi, tu leur racontes plus ou moins tout ça, sans entrer dans les détails si tu veux, et ils seront bien contents…
-Je ne sais pas, je ne suis pas sûre de…
-Pense-y… Mais surtout ne leur envoie pas cette première lettre. Tu ne vas pas briser leur vie simplement parce qu’ils sont un peu trop curieux…
-Je vais y réfléchir.
-Bien.
Il posa la lettre sur le meuble qui était près d’elle et s’en alla en silence.
Elle regarda quelques instants le manuscrit, soupira, puis l’emmena avec elle. Elle retourna s’asseoir à son bureau, roula son premier essai en boule et le jeta à la poubelle. Elle prit une nouvelle feuille et commença à écrire.
‘Chers téléspectateurs, chères téléspectatrices…’
THE END
Tc
